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Dans cet article :

    Vous êtes économiste de la construction, maître d’œuvre ou responsable d’un bureau d’études ? Vous recevez régulièrement des maquettes BIM de la part des architectes, mais vous continuez à produire vos métrés à la main, sur plan PDF, avec des allers-retours entre Word et Excel.

    Ce constat est partagé par 80 % des bureaux d’études, selon les enquêtes terrain menées par SOC Informatique auprès de plus de 200 professionnels du BTP. Le résultat : des ressaisies permanentes, des incohérences entre CCTP et DPGF, et un risque d’erreur qui augmente à chaque projet.

    Pourtant, la maquette numérique contient déjà une grande partie des informations dont vous avez besoin pour vos quantitatifs. Les dimensions des murs, les surfaces de planchers, les propriétés des menuiseries… tout est là, structuré, prêt à être exploité.

    Dans cet article, vous allez découvrir comment extraire concrètement les quantités d’une maquette BIM, quels outils utiliser selon votre profil, et comment relier ce métré directement à vos CCTP et DPGF pour supprimer les doubles saisies.

    Pourquoi extraire les quantités depuis une maquette BIM ?

    Le problème actuel : un processus encore très manuel

    Aujourd’hui, la réalité quotidienne de beaucoup d’économistes et de maîtres d’œuvre ressemble à ceci :

    • Le CCTP est rédigé sous Word, souvent copié-collé depuis d’anciens projets, avec le risque de conserver des clauses obsolètes ou des références normatives périmées.
    • La DPGF est construite sous Excel, avec des formules fragiles et des ressaisies manuelles.
    • Les plans PDF ou DWG sont traités séparément, nécessitant un métré à la main pour vérifier chaque quantité.
    • Le comparatif des offres est bricolé dans un tableur, sans réelle traçabilité.

    Avec les retours terrain, SOC Informatique a identifié qu’il faut en moyenne 2 à 3 jours pour finaliser un DCE complet (hors relances aux entreprises). Et le risque d’incohérences entre le CCTP et la DPGF reste élevé tout au long du processus.

    Ce que change l’extraction de quantités depuis le BIM

    Extraire les quantités directement depuis la maquette permet de transformer ce processus en un flux structuré et fiable.

    • Les quantités proviennent directement des objets modélisés : surfaces, volumes, linéaires, comptages. Plus besoin de mesurer manuellement sur un plan imprimé ou à l’écran.
    • Sur un projet type, le métré automatisé depuis une maquette BIM réduit le temps de production de la phase estimation. Les clients SOC Informatique constatent jusqu’à 30 % de temps gagné sur le cycle global de consultation, et plus de 10 heures économisées par DCE sur les tâches de vérification et de correction.
    • Quand les quantités extraites alimentent directement le CCTP et la DPGF depuis la même source, les écarts entre documents disparaissent.
    • Si la maquette évolue (modification d’un architecte, variante de projet), le quantitatif se met à jour en conséquence, sans tout reprendre de zéro.

    Le BIM 5D consiste précisément à associer les quantités de la maquette à des coûts unitaires. Si la maquette évolue, le chiffrage est automatiquement mis à jour. C’est un levier concret de performance pour les économistes de la construction.

    Quelles données peut-on réellement tirer d’une maquette IFC ?

    La maquette : bien plus qu’une simple vue 3D

    Une maquette BIM au format IFC contient bien plus qu’une représentation visuelle du bâtiment. Elle embarque des données techniques exploitables que l’économiste peut utiliser sans jamais avoir besoin de modéliser.

    Chiffrez sur plans PDF ou maquette BIM IFC

    Voici les informations que vous pouvez en extraire :

    • Les dimensions précises des éléments constructifs : murs, planchers, menuiseries, poteaux, cloisons, toitures…
    • Les localisations : par niveau, par zone, par bâtiment, ce qui permet d’organiser le métré par localisation.
    • Les propriétés détaillées : type de matériau, surface, volume, hauteur, épaisseur, largeur.
    • Les classifications associées : lots, natures d’ouvrage, si elles sont renseignées par le concepteur.

    Concrètement, au lieu de mesurer manuellement sur un plan, vous pouvez pointer visuellement les éléments dans la maquette et en extraire les quantités automatiquement.

    L’exemple parlant : la menuiserie

    Prenons une fenêtre représentée sur la maquette 3D. Un outil d’extraction comme BIMQuantify (le plugin Revit de SOC Informatique) ne se contente pas de relever les dimensions de la fenêtre elle-même. Il identifie aussi les ouvrages associés mais non représentés graphiquement : le linteau, l’appui de fenêtre, l’ébrasement, etc. Vous obtenez ainsi le chiffrage complet de l’ouvrage, y compris des éléments non dessinés.

    Cette capacité à créer des ouvrages non dessinés grâce à des compositions personnalisables est l’un des avantages clés de l’extraction BIM par rapport au métré classique.

    Intégration chiffrage d'objets non dessinés sur maquette 3D BIM C REVIT

    Comment choisir le bon outil d’extraction de quantités BIM ?

    Tous les logiciels ne se valent pas pour cette tâche. Voici les critères essentiels à vérifier avant de choisir votre outil :

    Critère 1 : compatibilité avec le format IFC (OpenBIM)

    Votre outil doit pouvoir ouvrir des fichiers IFC issus de n’importe quel logiciel de CAO : Revit, ArchiCAD, Allplan, Mensura, Covadis. C’est le standard ouvert qui garantit l’interopérabilité. Si vous êtes bloqué sur un seul format propriétaire, vous dépendez du logiciel du concepteur.

    Critère 2 : association directe des quantités aux prestations

    L’extraction brute de quantités ne suffit pas. L’outil doit permettre de relier chaque quantité relevée à un article de votre bordereau d’ouvrages : un descriptif, une unité, un prix de référence, une famille d’ouvrage. C’est la condition pour que votre métré alimente ensuite directement le CCTP et la DPGF.

    Critère 3 : mode hybride plan PDF + maquette BIM

    Dans la réalité des projets, il est rare d’avoir une maquette 100 % exploitable dès le départ. Votre outil doit vous permettre de travailler en mode hybride : métrer sur la maquette IFC pour les lots bien modélisés, et compléter sur le plan PDF pour le reste, dans le même environnement de travail.

    Critère 4 : connexion aux pièces écrites (CCTP, DPGF)

    Le vrai gain n’est pas dans l’extraction seule, mais dans la chaîne complète. Votre outil de métré doit pouvoir transférer les données vers votre logiciel de rédaction de pièces écrites, sans export intermédiaire ni ressaisie. C’est ce qui élimine les incohérences entre vos documents.

    Critère 5 : prise en main par un économiste (pas un modeleur)

    L’outil doit être conçu pour le métier de l’économiste. Une interface claire, pas de surcharge technique, des liens logiques entre quantités, descriptifs et prix. Si l’outil nécessite de maîtriser Revit ou ArchiCAD, il n’est pas adapté à votre usage.

    Checklist rapide

    Votre outil d’extraction BIM coche-t-il ces 5 cases ?

    1. Compatible IFC (ouvert, multi-logiciels)
    2. Lien direct quantité : article d’ouvrage
    3. Mode hybride maquette + plan PDF
    4. Connexion au CCTP / DPGF sans export
    5. Interface pensée pour l’économiste
    Checklist pour un DCE en béton
    Checklist pour un DCE en béton

    Méthode pas à pas : extraire vos métrés avec JustBIM

    Zoom sur JustBIM MAX et le Pack Intégral

    JustBIM MAX est le logiciel de métrés et de chiffrage de SOC Informatique dédié aux plans 2D et aux maquettes BIM. Il est compatible avec les formats PDF, JPEG, PNG, BMP pour les plans 2D, ainsi que le format IFC pour les maquettes issues de Revit, ArchiCAD, Allplan ou Mensura.

    Combiné à DeviSOC dans le cadre du Pack Intégral, il forme un écosystème complet pour la chaîne métré vers CCTP vres DPGF.

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    Étape 1 – Ouvrir et lire la maquette IFC

    Importez votre fichier IFC dans JustBIM. La maquette s’affiche en 3D. Vous pouvez naviguer par niveaux, filtrer par type d’objet (murs, sols, menuiseries…), et repérer visuellement les zones à métrer.

    Vous n’avez rien à modifier : vous observez, vous filtrez, vous comprenez la logique de structure du projet. C’est le rôle de l’économiste, pas celui du modeleur.

    Étape 2 – Pointer les quantités sur les objets

    Cliquez directement sur les éléments de la maquette pour récupérer leurs propriétés géométriques : surface, volume, périmètre, hauteur, longueur. JustBIM reconnaît automatiquement la géométrie et les propriétés associées.

    Vous pouvez aussi utiliser les outils de métré classiques : compteur d’objets, linéaires, surfaces au sol, surfaces verticales, revêtements par pièce.

    Étape 3 – Associer les quantités à vos prestations

    Chaque quantité pointée est reliée à un article de votre bordereau : un descriptif, une unité, un prix. Vous pouvez importer vos bibliothèques de prestations existantes (formats Excel, CSV ou DeviSOC) ou utiliser les bibliothèques intégrées comme Bati CCTP (40 lots normés rédigés par le CSTB) ou BatiChiffrage.

    Étape 4 – Générer le rapport de quantités et transférer vers DeviSOC

    Le rapport de coûts par prestation et par composition est prêt. L’export vers DeviSOC (ou vers Excel) se fait en quelques clics. Dans DeviSOC, les quantités alimentent automatiquement le CCTP et la DPGF, sans double saisie, sans incohérence.

    Cas concret : de la maquette au DCE complet

    Le témoignage de Nicolas Saouas, économiste et formateur BIM

    Nicolas Saouas est économiste de la construction, formateur et promoteur du BIM. Dans une interview exclusive donnée à SOC Informatique, il partage son retour d’expérience : Il utilise JustBIM pour lire et exploiter les maquettes sans surcharger son processus, et DeviSOC pour générer des CCTP propres et des DPGF fiables. Selon lui, le véritable levier n’est pas la 3D en elle-même, mais la donnée structurée, la capacité à relier des quantités à des prestations, à des prix, à des descriptifs, avec des outils simples.

    Il plaide pour une démocratisation du BIM accessible aux économistes : pas besoin de savoir modéliser, l’essentiel est de savoir lire une maquette et la relier à sa méthode de travail.

    Le workflow constaté chez les utilisateurs SOC

    Avec DeviSOC, le temps moyen pour un DCE complet passe de 2-3 jours à environ 1 jour, soit 30 % de temps gagné. Les utilisateurs constatent également zéro AO rejeté pour pièce incomplète ou non-conformité, car toutes les pièces (CCTP, DPGF, RC, CCAP, annexes) sont générées depuis la même base de données.

    De la maquette bim aux CCTP

    Le métré manuel sur plan PDF, basé sur des mesures à la main et des ressaisies dans Excel, est chronophage et expose à un fort risque d’erreurs. L’extraction des quantités depuis une maquette BIM s’appuie sur une source unique et fiable, avec des surfaces, volumes et linéaires calculés automatiquement.
    Contrairement au métré manuel, le BIM permet un lien direct entre quantités, CCTP et DPGF, garantissant la cohérence des pièces du DCE. En cas de modification du projet, les mises à jour sont automatiques, là où le métré traditionnel impose souvent de tout reprendre.
    Dans la pratique, beaucoup d’économistes adoptent une approche hybride, combinant BIM et plan PDF selon la maturité du projet.

    Les erreurs fréquentes quand on débute avec le BIM

    Ces erreurs sont les plus courantes observées par SOC Informatique chez les économistes qui démarrent avec le BIM.

    Erreur n°1 : attendre une maquette parfaite

    Une maquette parfaitement structurée n’existe presque jamais. Si vous attendez que tout soit propre pour commencer, vous ne commencerez jamais. Travaillez avec ce qui est disponible, complétez ou corrigez au besoin, et utilisez la maquette comme un support partiel, pas comme une vérité absolue.

    Erreur n°2 : vouloir tout automatiser dès le départ

    Le BIM offre des gains de temps, mais ce n’est pas une baguette magique. Identifiez d’abord les lots les plus faciles à exploiter (clos-couvert, gros œuvre), testez sur un projet pilote, et gardez le contrôle humain sur les choix techniques. La précision du BIM ne remplace pas le regard critique de l’économiste.

    Erreur n°3 : croire qu’il faut maîtriser Revit

    Beaucoup pensent qu’exploiter une maquette implique de savoir modéliser. C’est faux. Vous êtes utilisateur de données, pas producteur. Ouvrez les maquettes dans JustBIM, lisez, filtrez, extrayez. Revit n’est pas un prérequis.

    Erreur n°4 : continuer à travailler en silos

    Le BIM permet de relier quantités, descriptifs et coûts. Mais trop souvent, ces éléments restent déconnectés, gérés dans des fichiers séparés. Utilisez un outil métier qui unifie le flux (comme le Pack Avancé JustBIM + DeviSOC) pour associer les quantités directement aux prestations et générer automatiquement vos pièces écrites depuis la même base.

    Erreur n°5 : ne pas impliquer les bons interlocuteurs

    Demandez les maquettes en amont au format IFC. Échangez avec les architectes et les bureaux d’études sur les lots modélisés et les niveaux de détail disponibles. Anticipez les mises à jour de projet. Le BIM est un travail d’équipe, même si vous l’exploitez de façon indépendante.

    Peut-on extraire les quantités d’une maquette BIM sans utiliser Revit ?
    Oui. JustBIM MAX ouvre directement les maquettes au format IFC, quel que soit le logiciel de CAO d’origine (Revit, ArchiCAD, Allplan, Mensura). Vous visualisez la maquette en 3D, filtrez les objets et associez les quantités à vos prestations, sans jamais avoir besoin de modéliser. Pour les utilisateurs qui travaillent nativement dans Revit, le plugin BIMQuantify permet une extraction directe sans quitter l’environnement Revit.

    Quels formats de maquette sont compatibles ?
    Le format IFC (Industry Foundation Classes) est le standard ouvert recommandé. Il est exportable depuis Revit, ArchiCAD, Allplan, Mensura, Covadis et la plupart des logiciels de CAO du marché. JustBIM MAX accepte également les plans 2D aux formats PDF, JPEG, PNG et BMP, ce qui permet le travail en mode hybride.

    Comment relier les quantités extraites au CCTP et à la DPGF ?
    Avec l’écosystème JustBIM + DeviSOC, chaque quantité pointée sur la maquette est automatiquement liée à un article de votre bordereau (descriptif, unité, prix). Le CCTP et la DPGF sont ensuite générés automatiquement dans DeviSOC, sans aucune double saisie. Vous pouvez en savoir plus sur la rédaction des CCTP sur notre
    logiciel CCTP et métrés.

    Que faire si la maquette BIM est incomplète ?
    Le mode hybride est la réponse. Utilisez la maquette pour les lots bien modélisés, et complétez avec le métré sur plan PDF pour le reste. JustBIM permet de combiner ces deux sources dans le même environnement de travail, sans perdre la cohérence du dossier.

    Quelle est la différence entre BIM 5D et métré classique ?
    Le BIM 5D associe les quantités de la maquette à des coûts unitaires de façon dynamique. Quand la maquette évolue, le quantitatif et le chiffrage sont mis à jour automatiquement. De plus, avec le BIM 6D, vous pouvez accéder à des données environnementales (poids carbone, conformité RE2020) en lien direct avec la base INIES via DeviSOC, ce qui enrichit votre analyse dès la phase d’estimation.
    FAQ SOC Informatique

    L’extraction de quantités depuis une maquette BIM n’est plus réservée aux modeleurs ou aux spécialistes Revit. C’est un levier concret, accessible à tout économiste de la construction, maître d’œuvre ou bureau d’études qui souhaite gagner en précision, en rapidité et en fiabilité sur ses dossiers.

    Voici les actions à retenir :

    1. Ouvrir vos maquettes IFC dans un logiciel dédié comme JustBIM, sans chercher à modéliser.
    2. Pointer les quantités directement sur les objets 3D pour obtenir surfaces, volumes et linéaires automatiquement.
    3. Associer chaque quantité à un article de votre bordereau pour créer une base de données unique.
    4. Générer votre CCTP et votre DPGF automatiquement via DeviSOC, sans double saisie ni incohérence.
    5. Combiner maquette BIM et plans PDF en mode hybride pour traiter tous vos projets, même avec des maquettes imparfaites.
    6. Tester sur un projet pilote et un lot simple avant de généraliser le processus.

    Demandez votre démo personnalisée de JustBIM + DeviSOC pour voir le processus complet en action sur vos propres projets

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